Lors du dernier CSE, un point sur la restauration était à l’ordre du jour. Nous avons rappelé notre attachement à la restauration collective, un acquis social important pour les salarié·es.
Aujourd’hui, sur de nombreux sites Orange, les collègues ont accès à des restaurants d’entreprise ou à des restaurants interentreprises à proximité de leur lieu de travail. Cela permet de bénéficier d’un repas équilibré à un tarif abordable grâce à la participation de l’entreprise. C’est aussi un confort au quotidien : pas besoin de préparer son repas la veille, de courir chercher un sandwich à l’extérieur ou de consacrer une partie de sa pause méridienne aux déplacements.
La restauration collective est également un lieu de vie. Un espace d’échanges, de convivialité et de respiration au cours de la journée de travail.
C’est pour toutes ces raisons que SUD continuera à défendre ce modèle de restauration.
Car certaines organisations proposent une autre voie : le titre-restaurant pour toutes et tous.
Sur le papier, cela peut sembler séduisant. Dans la réalité, cela signifie aussi la disparition progressive de la restauration collective telle que nous la connaissons aujourd’hui.
Ce que l’on oublie souvent de dire, c’est qu’avec un système reposant uniquement sur les titres-restaurant, les salarié·es ne bénéficieraient plus des mêmes conditions d’accès aux restaurants Orange ou aux restaurants interentreprises. Pour continuer à y déjeuner, c’est le tarif extérieur qui s’appliquerait. Autrement dit, le coût du repas serait nettement plus élevé.
Au final, de nombreuses et nombreux salarié·es n’auraient plus réellement accès à ces restaurants et seraient contraint·es soit à déjeuner à l’extérieur, soit à apporter leur repas.
Pour SUD, remplacer un acquis collectif par une solution individuelle n’est pas un progrès.
Pour autant, défendre la restauration collective ne signifie pas fermer les yeux sur les difficultés rencontrées aujourd’hui.
Avec la concentration des effectifs sur certains sites, les conditions de restauration se dégradent parfois : files d’attente interminables, manque de places assises, bruit, temps de pause réduit… Beaucoup d’entre nous constatent que le déjeuner ressemble parfois davantage à une course contre la montre qu’à un véritable moment de récupération.
La pause déjeuner est pourtant essentielle. C’est un moment pour souffler, échanger et récupérer avant de reprendre son activité.
Nous demandons donc à la direction de prendre ces difficultés au sérieux et de mettre les moyens nécessaires pour améliorer les conditions d’accueil dans les restaurants : capacité, fluidité, confort et qualité de service.
Préserver la restauration collective, c’est bien. Lui donner les moyens de fonctionner correctement, c’est encore mieux.
Ticket Restaurant ou restauration collective ?
Pour comparer objectivement les deux dispositifs, prenons un exemple concret au restaurant Bridge et admettons que les salarié·es bénéficiant de Titres Restaurant puissent également y déjeuner.
Cette comparaison est volontairement théorique : dans la réalité, les bénéficiaires de Titres Restaurant déjeunent le plus souvent à l'extérieur, où les prix sont généralement plus élevés.
■ Entrée : 0,70 €
■ Plat : 3,71 €
■ Dessert : 1,21 €
■ Admission : 7,27 €
Total : 12,89 €
12,20 € × 40 % = 4,88 €
+ complément : 0,69 €
+ majoration de 0,90 €
+ majoration de 1,90 €
Pour exactement le même repas, la restauration collective permet d'économiser entre 0,85 € et 1,85 € par déjeuner par rapport à un Titre Restaurant.
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