Avec plus de 61 000 heures de formation réalisées en 2025, 27 heures en moyenne par salarié·e et un taux d’accès à la formation de 107 %, la direction se félicite des résultats obtenus.
Reconnaissons-le : Orange dispose d’une offre de formation importante et de nombreux et nombreuses collègues en bénéficient. Dans une entreprise confrontée à des transformations permanentes, c’est indispensable.
Mais derrière ces chiffres, une question mérite d’être posée : les salarié·es sont-ils et elles réellement mieux préparé·es aux évolutions de leurs métiers ?
Car tous les indicateurs présentés mesurent le volume de formation : le nombre d’heures, le nombre de sessions ou encore le nombre de salarié·es ayant suivi au moins une formation.
En revanche, ils disent peu de choses sur l’essentiel : quelles compétences ont réellement été développées ? Combien de salarié·es se sentent aujourd’hui plus à l’aise avec les outils, les méthodes ou les technologies qui transforment leur métier ?
Les formations obligatoires, les modules d’acculturation ou de sensibilisation ont leur utilité. Mais ils ne peuvent pas être mis sur le même plan qu’une formation permettant d’acquérir une nouvelle expertise ou de préparer une évolution professionnelle.
La commission Emploi Formation elle-même souligne le manque d’indicateurs permettant de mesurer l’impact réel des formations et leur adéquation avec les besoins des métiers.
Autre difficulté souvent remontée par les salarié·es : trouver le temps de se former. Dans beaucoup d’équipes, la charge de travail reste la même avant, pendant et après la formation. Partir plusieurs jours en formation suppose souvent de rattraper ensuite le travail accumulé.
Pour SUD, la question n’est donc pas seulement de former plus, mais de former mieux.
Une formation réussie est une formation qui permet à un·e salarié·e de développer de nouvelles compétences, d’évoluer professionnellement, de mieux maîtriser son métier et d’aborder sereinement les transformations de l’entreprise.
À l’heure où l’intelligence artificielle et les évolutions technologiques bouleversent les métiers, c’est cette capacité à préparer réellement les salarié·es aux changements qui devrait être le principal indicateur de réussite.
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