Lors du CSE, la direction nous a présenté les résultats du premier semestre 2026 d’Orange Wholesale. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les voyants sont au vert pour OWF !
Avec 1,743 milliard d’euros de chiffre d’affaires et un EBITDAaL de 1,38 milliard, en hausse de 108 millions d’euros sur un an, la direction peut se féliciter.
Mais derrière ces beaux chiffres, il y a une réalité un peu moins reluisante.
Une partie importante de cette progression repose sur des opérations exceptionnelles, notamment Sirona, les accords Héritage et les cofinancements. Dans le même temps, le cœur de l’activité historique recule de 58 millions d’euros.
Autrement dit, les résultats sont bons, mais leur progression ne repose pas uniquement sur une croissance durable de nos activités.
OWI : le compte n’y est pas
La situation est différente pour OWI. Le chiffre d’affaires recule de 4,6 %, la marge brute diminue de 6,6 millions d’euros et l’EBITDAaL reste inférieur de 8 millions au budget.
Malgré les efforts des équipes, les réorganisations et les relais de croissance annoncés, le compte n’y est pas.
La direction met en avant le roaming, le CDN et les perspectives internationales.
Mais les perspectives ne sont pas encore des résultats !
Autre sujet : le canal indirect affiche 9,74 millions d’euros de chiffre d’affaires au premier semestre. Sauf que 97 % de ce montant provient d’Orange SA et de ses filiales, et seulement 3,4 % de clients externes.
Valoriser le travail des équipes OWI est légitime. Mais facturer une prestation à une autre entité du groupe ne crée pas, à elle seule, de richesse supplémentaire pour Orange dans son ensemble.
Nous nous interrogeons donc sur cette course aux chiffres et sur l’objectif évoqué en séance de faire rentrer 16 millions d’euros auprès des filiales.
Est-ce du développement économique réel ou simplement une manière d’améliorer les résultats affichés d’OWI ?
Et pendant ce temps, les salariés…
D’un côté, Orange Wholesale se félicite de ses résultats, investit dans ses infrastructures et affiche ses ambitions de développement.
De l’autre, les salariés subissent les réorganisations, les suppressions de postes, les départs non remplacés et la densification des espaces de travail.
Il faudrait produire davantage, avec moins de monde, dans des espaces toujours plus réduits, tout en accompagnant les transformations technologiques.
À l’heure où la direction nous parle d’automatisation, d’intelligence artificielle et de gains de productivité, nous posons une question simple : qui va bénéficier de ces gains ?
Les salariés, avec de meilleures conditions de travail, davantage de moyens et une juste reconnaissance ?
Ou uniquement l’entreprise, avec toujours moins de personnel pour faire toujours plus ?
Pour SUD PTT, la transformation numérique et l’intelligence artificielle ne doivent pas devenir des prétextes supplémentaires pour réduire les effectifs et dégrader les conditions de travail.
Les gains de productivité doivent aussi profiter à celles et ceux qui produisent la richesse : par l’emploi, les rémunérations, les compétences et l’amélioration des conditions de travail.
Quand les résultats sont bons, les salariés doivent en voir la couleur !
Nous demandons des moyens humains adaptés aux ambitions affichées, le remplacement des départs lorsque les missions et la charge de travail le nécessitent, et une véritable reconnaissance du travail accompli.
Les salariés ne sont pas une variable d’ajustement financière. Ils sont la richesse première de l’entreprise.
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