SPST : LA SANTÉ, ÇA SE DÉFEND !


Avant que le dossier passe au CSEC, il est demandé à tous les CSE de se prononcer sur l’agrément des SPST (Services de prévention et de santé au travail).

Le CSEC recueille les avis de tous les CSE avant de rendre son propre avis.

Cet avis est consultatif, car c’est la DRIETS (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités – inspection du travail) qui rendra l’avis final.

En résumé, cette procédure valide le maintien ou non des services de santé au travail sur les sites.

Nous militons pour le maintien des services de santé au travail sur site.

Bien sûr, la situation pourrait être meilleure, mais elle pourrait aussi être pire. Nous bénéficions tout de même d’un suivi régulier par les médecins du travail. Beaucoup de personnes dans notre entourage ne bénéficient quasiment jamais des visites médicales obligatoires.

C’est toujours préférable à ce qui se pratique dans de nombreuses entreprises, où les visites périodiques ont lieu dans des camions en bord de route ou dans des centres médicaux multisites.

Il est préférable de bénéficier d’un SPST interne plutôt que d’une médecine du travail externe. Dans ces structures externes, les salarié·es sont encore moins bien suivis, car les effectifs pris en charge par médecin sont cinq à six fois supérieurs à ceux des médecins d’Orange.

Dans l’une de ses recommandations, la DRIETS demande d’augmenter le nombre de salarié·es suivis par les médecins afin d’assurer une meilleure répartition sur l’ensemble du territoire national : 2 500 salarié·es par médecin, contre 2 200 actuellement chez Orange.

Malheureusement, cet objectif semble surtout destiné à gérer la pénurie de médecins du travail, plutôt qu’à renforcer la prévention.

Nous demandons que les médecins disposent d’un périmètre raisonnable afin de pouvoir assurer un suivi de qualité auprès des salarié·es.

Nous craignons également que le départ des secrétaires médicales et des infirmières ait pour conséquence de transférer aux managers la prise de rendez-vous pour les visites médicales dans l’outil Sésame… Une nouvelle tâche à ajouter à leur charge de travail !

Enfin, nous demandons que les besoins justifiés et pertinents exprimés par le médecin de notre périmètre soient pris en compte, notamment sa demande de recrutement d’un ergonome à Châtillon.

La santé est essentielle, et la santé au travail l’est tout particulièrement.

Nous exigeons le maintien sur site de tous les services de santé au travail, avec des périmètres raisonnables pour les médecins, afin de garantir un meilleur suivi des salarié·es.

Suggestions de lecture :

  • LA DÉCLA DU CSE